Supplantant le salon depuis quelques années, la cuisine est devenue le cœur de la maison, le centre de vie où chacun se retrouve pour préparer le dîner, discuter, faire ses devoirs et, pour peu que l’espace soit assez grand, pour y prendre les repas. On n’hésite même plus à y inviter ses amis pour des discussions animées en toute décontraction !
De quoi oublier « presque » que la cuisine reste un lieu hautement technique qui nécessite une gestion optimale de l’éclairage. Suivez ces quelques conseils pour que votre espace cuisine reste un véritable havre chaleureux tout en répondant de manière optimale, à vos besoins pratiques et techniques.

Des luminaires cuisine adaptés pour un éclairage bien pensé

Vous avez un projet de construction ou de rénovation de votre cuisine ? Pas de précipitation ! Non, vous ne perdrez pas de temps à réfléchir quelques heures / jours, histoire de bien visualiser et ordonner chaque zone de travail : le coin repas, la zone chaude et le point d’eau et surtout le plan de travail et de découpe. Faire un « pas de côté » avant de vous lancer dans les travaux, vous permettra d’avoir les idées bien claires pour agencer votre espace en fonction de vos critères, tout en tenant compte des aléas de l’espace (emplacement des fenêtres, tuyaux, prises…). Et pour modéliser votre réflexion, n’hésitez pas à dessiner un plan qui matérialisera les emplacements des meubles et de chacun des luminaires cuisine.

Vient ensuite le choix du parti-pris décoratif. Design, rustique ou hyper contemporain, tout est possible à condition d’éviter le mélange de genre (à moins d’en faire… un parti-pris). Lustres et suspensions cuisine devront alors suivre votre ligne graphique pour sublimer l’environnement et finaliser l’ensemble sans l’alourdir. Quant aux appliques murales et autres spots cuisine, ils auront la charge d’apporter un éclairage spécifique à chaque poste.

Autre élément important à prendre en compte : la température de la lumière. Car si la couleur du flux lumineux joue sur l’ambiance générale du lieu, elle influe aussi sur la perception de volumes et les teintes du mobilier. Aussi, si vous souhaitez une cuisine chaleureuse, misez sur des éclairages dans les tons chauds (de 3000 à 4000 K) alors que si vous aspirez à un espace plus technique et épuré, votre choix devra se porter sur des températures de couleurs autour de 5000 K.

Quel éclairage choisir pour ma cuisine ?

Une fois que vous aurez choisi votre ambiance lumineuse et que tous les postes de travail seront placés, il sera temps d’y adjoindre un éclairage adapté. Une astuce est alors de partir de l’éclairage général pour finir par le plus technique. C’est en effet l’éclairage d’ambiance qui va donner le tempo à la pièce. Pour ce « point d’orge » n’hésitez pas à choisir un luminaire « coup de cœur » bien gros et bien voyant !…Plafonnier en cas de plafond bas, lustre ou suspension si vous avez la chance de bénéficier d’une belle hauteur. Seule condition, que les murs et le mobilier soient assez neutres pour laisser le lustre cuisine s’exprimer en flamboyance. Dans le cas contraire, mieux vaut se rabattre sur un rail de spots en privilégiant l’aspect pratique et modulable. Lustres ou suspensions seront à placer de préférence au-dessus de la table du repas en gardant à l’esprit qu’une table carré ou rectangulaire goûte assez peu les luminaires arrondis…

Par contre, aussi beau et majestueux soit-il, votre éclairage général ne permettra jamais de supprimer des espaces plus sombres (surtout si vous avez choisir une version « cloche » qui renvoie la lumière en cône vers le bas). Et c’est là qu’entrent en scène les éclairages secondaires sous forme d’appliques murales ou de spots dirigeables.
Plus focalisés et efficaces, ils vous permettront de mettre l’accent sur les zones de travail. Au-dessus d’un plan de découpe ou d’une plaque vitrocéramique, il vous faudra une lumière puissante et qui évite les zones d’ombres ; pourquoi pas des ampoules à led dimmables ?

Les ouvertures « naturelles » sont également à intégrer dans votre réflexion ; si c’est tellement agréable de prendre son petit déjeuner à la lumière naturelle d’un jour de printemps, il n’en est pas de même durant les courtes soirées d’hiver… Et si c’est agréable de dîner en tête à tête sous des lumières tamisées, vous ne regretterez jamais d’y voir assez clair pour découper le poulet du dimanche…