Porte coulissante japonaise : un atout charme pour votre déco !

Pourquoi pas une ambiance zen chez vous ? Optez pour une porte coulissante japonaise pour avoir une esthétique alliant calme et pragmatisme. Les portes coulissantes ont la faveur de beaucoup de propriétaires. Elles servent de cloison pour séparer les pièces tout en laissant passer la lumière. La porte coulissante offre une économie d'espace qu'on ne retrouve pas avec les portes battantes. Elle sert à fermer un placard dans une chambre et avoir une décoration originale dans toutes les pièces de la maison. Lorsqu'on a de petits espaces, les portes coulissantes japonaises permettent de moduler les pièces et avoir un gain de place conséquent.

Comment faire une porte coulissante japonaise ?

Faire une porte coulissante japonaise n'est pas aussi difficile qu'il n'y paraît. Il suffit d'avoir quelques connaissances en bricolage et un peu d'huile de coude. Il existe des kits de portes qu'on peut acheter dans le commerce. Dans le cas contraire, la porte se fabrique aisément. Un cadre en bois léger sur lequel est tendu du papier tenu par un treillis. Des outils simples et un matériel disponible dans les magasins de bricolage sont tout ce qu'il vous faut.

  • Des lattes de bois léger pour le cadre.
  • De petites tringles de bois de 10 mm x 10 mm pour le treillis
  • Du papier washi, des feuilles de polycarbonate ou du plexiglas
  • De la colle
  • Du ruban double-face.
  • Une scie sauteuse pour la découpe.
  • Équerre pour avoir un cadre à angles droits.
  • Un marteau, des clous, des vis et un tournevis.

Couper les lattes de bois a la longueur correspondant aux dimensions des vantaux de la porte. Montez le cadre en fixant les 4 coins à la colle à bois. Tendre le papier et fixer les bords au ruban double-face ou avec des petits clous. Si vous utilisez du polycarbonate ou du plexiglas, prévoir de faire des rainures sur l'intérieur du cadre pour l'encastrer. Monter les croisillons pour le treillis et fixer sur le revêtement. Poncez et procédez à la finition avec une couche de laque au choix.

Comment s'appellent les portes japonaises ?

À l'origine, les maisons japonaises n'avaient pas de séparation entre les pièces. On utilisait un paravent amovible inspiré des paravents chinois. Plus légers grâce à l'usage de papier au lieu du bambou, ils vont au fil du temps donner naissance au shoji, la porte coulissante japonaise. Le papier washi va aussi devenir une toile d'expression de l'art nippon. Les cloisons sont richement décorées de scènes représentant la nature. La cloison japonaise est recouverte de washi pour laisser passer la lumière. Elle s'appelle alors shoji. D'autres sont opaques avec de l'art dessus. Elles s'appellent fusuma. Il existe d'autres noms pour les cloisons japonaises. Mais les principaux modèles sont le shoji translucide et le fusuma opaque.

Le panneau japonais consiste donc, en un cadre monté d'un papier très résistant. Il s'appelle le washi. Contrairement à une idée reçue, le washi n'est pas du papier de riz. Il est à base de fibre de mûrier. Le washi laisse filtrer la lumière, mais protège aussi le logement de l'humidité grâce à sa porosité. Le seul inconvénient du washi au 21ᵉ siècle est l'isolation. Il protège du vent, mais n'offre pas d'isolement sonore ou thermique. De nos jours, il est remplacé par du papier plus résistant, en stratifié ou autres matières synthétiques plus performantes. Dans le commerce on peut acheter des rouleaux de papier style washi en matière synthétique.

La pose de panneaux japonais se fait de plusieurs façons.

  • Fixation en galandage. En position ouverte, la porte va se camoufler dans la cloison. Cette méthode doit être prévue au moment de la construction du mur.
  • Pose en applique. La porte glisse sur un rail fixé sur le linteau. Les attaches sont dissimulées par un bandeau.
  • Pose au plafond. Une cloison coulissante suspendue dont les attaches sont fixées au plafond par des chevilles et des vis.

La préparation à la pose du séparateur de pièces japonais est une étape importante avant toute pose.

  • Prendre les mesures pour créer la séparation des pièces. Cela permettra de décider du nombre de vantaux. Prendre la hauteur et la largeur d'ouverture
  • Placer les réglettes et les rails des cloisons coulissantes. Les rails, vendus en kit, se placent au plafond ou sur le linteau du mur. Les réglettes sont des guides de glissement qui se placent au sol.
  • Poser les panneaux de tissus. Celles-ci sont accrochées au rail en prenant soin de bien les aligner sur les réglettes pour un glissement souple. Il y a, dans le commerce, des systèmes de petites roues qui facilitent le glissement. Elles sont posées en bas des panneaux dans des évidements. Les roues sont invisibles de l'extérieur.

On peut aussi commander des portes coulissantes sur mesure, chez des fabricants. Certains fabricants assurent la livraison et la pose.


La maison traditionnelle japonaise s'appelle minka qui veut dire maison du peuple. Elle a un intérieur très minimaliste ou ne se trouve que le strict minimum nécessaire à la vie au quotidien. Pas de meubles élaborés. Tout ce qui s'y trouve n'est que ce qui est nécessaire pour une utilisation quotidienne. Ce qui caractérise aussi les minka, c'est la possibilité de moduler l'espace. Il n'y a pas, à proprement parler, de pièces dédiées. Une porte japonaise coulissante va transformer un espace en chambre à coucher et pièce de vie. Le sol est recouvert de tatamis et les matelas sont rangés dans un placard ferme par une porte coulissante, le jour venu pour ouvrir l'espace en grand salon. L'entrée principale du minka s'ouvre sur un vestibule appelé genkan où sont rangées les chaussures avant d'entrer dans le reste de la maison. Ceci afin de ne pas souiller l'intérieur avec ce qui vient de l'extérieur. De grandes ouvertures donnent vers l'extérieur et sont fermées par un shoji, laissant passer la lumière du jour tout en protégeant des courants d'air. Le mur donnant sur l'extérieur est une grande ouverture fermée par un shoji qui laisse voir les contours du jardin formant un tableau.